Sur le territoire de notre ancienne commune, se trouvent trois paroisses: dans l’ordre alphabétique 🙂 : Becco, Desnié et La Reid. En réalité, c’est la paroisse de La Reid la plus ancienne, les deux autres ont « démembré » le territoire de celle de La Reid au XIXème siècle.
Église Saint-Éloi à Becco
Un peu en retrait, ombragée par un tilleul, l’église Saint-Éloi, édifice en moellons de grès et calcaire, construit en plusieurs temps depuis 1711. Elle a été érigée en paroisse en 1803 sous le régime français, suite au Concordat conclu entre le Premier Consul Bonaparte et le Pape Pie VII. Elle fut dédiée à saint Éloi, patron des forgerons, car une clouterie et un atelier de maréchal-ferrant existaient encore dans le village à l’époque de sa construction originale.
A voir dans l’église :
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la chaire de vérité, dont la cuve est à médaillons, sculptée dans du chêne et datant de 1728 ;
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les fonts baptismaux, dont la cuve est à 4 têtes humaines en pierre, et date du XVIème siècle ;
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des statues en bois polychrome, dont une statue « trinitaire » représentant sainte Anne, la Sainte Vierge et l’Enfant Jésus, datant du XVIème siècle.
Les lutrins et les sièges qui ornent le chœur ont été façonnées à l’aide des rampes en fer forgé provenant de la chapelle de Verte-Fontaine démolie en 1962. Le tympan de cette chapelle a été fixé sur la façade de l’église, à gauche de la porte d’entrée, à l’occasion des 200 ans de la paroisse.
A droite du porche d’entrée de l’église, une pierre gravée mentionne les combattants de la première guerre mondiale originaires de Becco, dont Jules de Beer de Laer, bourgmestre de La Reid et de ses quatre fils.
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Eglise Notre-Dame et Saint-Lambert à Desnié
L’église de Desnié est curieusement l’une des parties d’un long bâtiment comprenant plusieurs parties, dont le presbytère et l’ancienne école -ce qui donne une allure de « train » à l’ensemble !
Dans le petit cimetière de Desnié, un paroissien, Gustave Trasenster, grand dirigeant de la métallurgie d’Ougrée-Marihaye, fit ériger un tombeau pour sa famille. Epris de voyages culturels en France, il avait découvert aux Baux de Provence l’admirable pavillon de la reine Jeanne. Apprenant que le poète Frédéric Mistral l’avait fait reproduire pour son tombeau de Maillane, Trasenster décida de suivre cet exemple. Voilà comment notre petit cimetière de Desnié recèle une reproduction à l’identique de ce joyau de la Renaissance…
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Église Saint-Lambert à La Reid
L’église est revêtue à l’intérieur de pierres de France, les voûtes sont en briques hennuyères véritables, le pavement en dalles de marbre. A voir aussi une jolie statue en bois du petit moine à la bêche : saint Fiacre, patron des horticulteurs. Saint Fiacre est fêté à La Reid le dernier dimanche d’août : pour la première fois en 1869 et depuis, salué chaque année par une grande brocante et autres animations.
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La chapelle du Bon Air – Ferme de la Chapelle (Jehoster)
Le hameau de Jehoster, autrefois rattaché à l’ancienne commune de La Reid, compte deux monuments classés. On y trouve une belle exploitation agricole, la bien nommée ferme de la Chapelle et, juste en face, la chapelle du Bon Air. Ce ravissant édifice privé a été construit en 1671 par le bourgmestre Randaxhe. Le propriétaire en était le collateur, c’est-à-dire qu’il pouvait choisir quand on y célébrait les offices ainsi que le prêtre qui serait chargé de les animer. Le nombre de messes étant faible à l’époque, le chapelain cumulait cette fonction avec celle de secrétaire et de comptable de la fabrique de clous de Hautregard.
La chapelle est bâtie en moellons de grès bruts et de calcaire et compte une seule nef de deux travées terminée par un chœur à trois pans. Les encadrements de baies et les chainages d’angle, en calcaire, sont taillés en bossage. Cet ornement architectural consiste à faire des saillies régulières avec les pierres, en les taillant. Ici, les moellons sont ornés d’un rectangle ou d’un carré en leur centre. L’entrée de la chapelle, désaxée au nord-ouest, se fait par une porte à linteau droit surmontée d’une petite niche. La face nord, où se trouve la porte, est percée de deux baies à claveaux tandis que la face sud est aveugle. La chapelle est protégée par une couverture d’ardoises sommée d’un petit clocheton lui-même surmonté d’un coq et d’une croix en ferronnerie. Dans le clocheton, on trouve une petite cloche installée en 1829.
Classement comme monument le 16 août 1978 et comme site le 13 septembre 1988.
Source : AWAP



